Je me souviens de cette période où je rentrais de la salle, la peau encore chaude, le corps vivant, et quelqu’un m’attendait. Pas pour parler. Pas pour boire un verre. Juste pour ça. Le sexe après l’effort, cette urgence animale, ces mains qui te prennent sans te demander si t’as passé une bonne journée.
Maintenant je rentre chez moi. Seule. Je prends ma douche. Seule. Je m’allonge sur mon canapé avec mes courbatures et mon corps qui réclame autre chose que des étirements. Et rien. Personne.
Je cherche pas quelqu’un qui va me raconter sa vie ou qui veut découvrir mes passions. Je veux juste retrouver cette sensation d’être désirée immédiatement. Sans préambule. Ton corps contre le mien avant même qu’on ait fini de se déshabiller. Cette transpiration partagée qui n’a rien à voir avec le sport.
Un plan cul réel France, à Paris, avec un mec qui comprend que l’attirance physique suffit parfois. Que le silence peut être plus excitant que tous les mots. Que ma fringale de sexe spontané mérite mieux qu’une frustration qui dure.
Trente-deux ans. Un corps tonique qui sert à rien si personne en profite. Disponible pour quelque chose de simple et de brut.