J’ai monté ma boîte à vingt-huit ans. Sept ans plus tard, j’ai quinze employés, un mari qui travaille pour moi sans le savoir, et une libido qui refuse de se conformer au planning conjugal du jeudi soir après le JT.
Le problème avec les maris c’est qu’ils croient que signer un CDI matrimonial c’est acquérir des parts majoritaires dans ton désir. Spoiler : non.
Je cherche un homme sur Beauvais qui comprend la différence entre un entretien annuel et une baise. Quelqu’un qui ne va pas me demander si j’ai joui comme s’il remplissait un questionnaire de satisfaction client. Quelqu’un qui ne confond pas préliminaires et réunion de brainstorming.
J’ai consulté ce guide plan sexuel comme on consulte LinkedIn quand on cherche une compétence précise. Sauf que là, la compétence c’est de me faire oublier mes bilans trimestriels pendant une heure sans me raconter ta vie ou tes projets entrepreneuriaux.
Discrétion obligatoire. Pas par culpabilité, juste parce que je gère déjà assez de communication de crise comme ça. Si t’es ponctuel, autonome et que tu sais prendre des initiatives sans attendre trois validations, on va s’entendre.
Disponible en journée. Oui, en journée. Les avantages d’être son propre boss.