Je viens de signer un contrat à sept chiffres. La réunion s’est terminée il y a vingt minutes. Mon associé a ouvert le champagne, on a trinqué, il est reparti avec son épouse. Moi je suis restée dans mon bureau vitré qui domine Besançon. Les lumières de la ville en contrebas. Le silence. Et cette tension dans tout le corps qui ne part pas.
J’ai bossé quinze ans pour en arriver là. Quinze ans à sacrifier ma vie privée, mes week-ends, mes nuits. À prouver que je valais mieux que tous ces types en costard qui me regardaient de haut. Maintenant j’ai gagné. Et maintenant je veux jouir.
Pas un dîner aux chandelles. Pas un type qui va vouloir m’impressionner avec sa carte bleue ou son CV. Je cherche juste un homme qui sait ce qu’il fait, qui a envie de baiser une femme de pouvoir sans se poser de questions. Quelqu’un qui comprend qu’une annonce plan cul réel c’est exactement ça : du réel, du concret, pas du bavardage.
Je suis dans mon bureau jusqu’à tard. Ensuite je rentre chez moi, quartier Bregille. Tu viens, tu frappes, on ne perd pas de temps. Je te veux debout contre le mur de mon entrée avant même d’avoir retiré ma veste de tailleur.