Il fut un temps où je rentrais chez moi après une journée de boulot et il y avait quelqu’un. Quelqu’un qui me plaquait contre le mur avant même que j’enlève mes chaussures. Quelqu’un qui se foutait de savoir si j’avais passé huit heures à nettoyer des appartements. Qui voulait juste me prendre là, tout de suite, sans réfléchir.
Ça me manque tellement que j’en ai mal au ventre parfois. Cette urgence. Ce corps contre le mien sans avoir besoin de parler, de planifier, de faire semblant d’être intéressée par une conversation. Juste du désir brut, spontané, sans filtre.
Maintenant je rentre et il y a personne. Je mange seule. Je regarde la télé seule. Je dors seule. Et mon corps se rappelle de ce que c’était avant. De ces moments où je n’avais même pas le temps de poser mon sac.
J’habite près d’Albi. J’ai vingt-huit ans et je cherche pas un guide femme pour aventure compliquée avec des attentes et des promesses. Je cherche juste un homme qui comprend ce vide. Qui peut débarquer et me faire oublier que ma vie est devenue plate. Qui sait prendre sans demander la permission cent fois.
Si tu reconnais ce manque-là, tu sais où me trouver.